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D'un trait nerveux, rapide, analytique, Bruegel croquait les
paysans au crayon et à la plume, saisis debout, assis,
à pied ou à cheval, en marche ou en conversation,
en groupe de deux ou trois. De ces dessins, il est remarquable
de ne retrouver, dans ses peintures, aucun souvenir direct. Il
en a réuni plusieurs sous la même tête, il
les a abrégés, condensés, généralisés,
sans jamais perdre l'initiale "totalité d'un moment
d'existence". La densité sculpturale que leur confère
une telle volonté de synthèse n'altère en
rien, en effet l'expression des attitudes, rendue toujours d'une
manière bien plus naturelle que chez les contemporains
anversois du maître, Pieter Aertsen et Joachim Beuckelaer.
Monumentalité de la forme, souplesse du modelé,
plasticité des pleins et des vides, balancement harmonieux
des masses, richesse et intensité des rimes colorées
élèvent de la sorte un épisode de la vie
quotidienne au niveau d'un fait pictural universel.

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Ripa Grande
(51 Ko)
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Vallée et fleuve
(50 Ko)
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Villageois assis
et cul de jatte
(43 Ko)
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Homme debout
de face et de profil
(50 Ko)
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Paysan assis
et debout
(40 Ko)
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Deux villageois
vus de dos
(37 Ko)
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Deux paysannes
assises vue de dos
(37 Ko)
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Paysan endormi
assis de face
(34 Ko)
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Les tours et les portes
d'Amsterdam
(50 Ko)
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