L'homme, cette fois dépouillé
de légende, prend dans l'univers la place qu'il a conquise,
la place qui lui est propre aux yeux des temps nouveaux. Hier
encore, il était immergé dans la nature, confondu
avec elle. Il éprouve maintenant la nécessité
d'agir et d'exister selon les lois qu'elle lui impose. Son rythme
de vie est indissociable des contingences. Il est, dans toute
son extension, tributaire de ce milieu naturel. Il en vit, il
en dépend, il en meurt. Il n'est pas isolable de la totalité
cosmique. Selon le temps qui passe, selon l'heure du gel ou du
soleil, selon la longueur du jour ou la menace du ciel, il mesure,
il calcule, il médite son geste.
Le printemps (1565)
Plume et encre de chine 22,3 x 28,9 cm
Vienne, Graphische Sammlung Albertina